Midnight-letter ☆

Dégout en égouts, D'image en ravage, rafale d'une vie rêvée platonique.

05 septembre 2010

Concours

Seulement besoin d'aide pour un concours auquel je participe à l'arrache.

Un coup d'oeil de votre part, et un vote si cela vous plait.

Merci à vous :).

le lien ici : [a=http://www.concours-photo-fnac.com/albums/lacryma-the-eternal.html]www.concours-photo-fnac.com/albums/lacryma-the-eternal.html[/a]

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21 janvier 2010

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C’est sous une pluie d’étoiles enlacées que je l’ai aperçu pour la première fois. Elle ne portait rien à part sa peau blafarde, recouvrant sa maigre carcasse décharnée. Et elle dansait violemment, comme dans un autre monde, derrière ses rideaux blanc ou bien noir, créant ainsi des ombres chinoises érotiques. De ma fenêtre, je distinguait les complaintes psychédéliques des cadences déchaînée dont la rue était inondée. Mais la mélodie n’avait d’attrait que le spectacle qu’elle accompagnait. Je la regardais se mouvoir majestueusement avec des gestes précis et puissant, bougeant son corps squelettique de façon limpide et singulière, s’envolant parmi les étoiles. Entre elle et moi, il y’avais le vide, juste cette abysse immense et interminable… Ce n’était rien et pourtant c’était infranchissable. Sa fenêtre me paraissait être le bout du monde. Elle était l’inaccessible, le désir latent au bas de mon ventre noué. Il existait un monde de l’autre côté de la rue, un royaume duquel elle était la reine. Je ne connaissais d’elle que sa silhouette tangible, et le magnétisme qui émanait d’elle, comme une douce hypnose à base d’un aphrodisiaque puissant. Mais j’imaginais ses chimères, ses rêves et ses regrets… J’inventais des secrets et des tristesses. Des drames d’une grandeur inestimable digne de sa sublimité. Je voyais parfois au coin de son œil luire une perle de rosée, qu’elle laissait descendre lentement le long de sa joue, jusqu'à humecter ses lèvres écarlates dont je devinais immédiatement le délicieux goût de sucré salé. J’appris par cœur les forme de son corps que je me surprenais parfois à étreindre dans le noir tendre de mes nuits blanches. J’enlaçais ce spectre lactescent qui me souriait voluptueusement avant de disparaître comme une fée rieuse, laissant une étendu de poudre d’étoile derrière elle. Parfois une ombre rejoignait la sienne derrière le double vitrage, une plus grande et plus carré qui la prenait par les hanche avant d’inondés la rue de ses jolis cris hédoniste qu’elle lâchait généreusement comme un spectacle indécent. Je buvais beaucoup ces soirs-là, surveillant leur moindre geste tout en avalant des gorgées d’absinthe, ma fée de substitution. Mais ma divinité captivante n’avait que faire de ces camarades de débauche, elle avait bien autres choses en tête, des rêves bien plus grands, des dilemmes lyriques qui la rendaient tristes parfois. C’était une obsession, l’idylle créature qui virevoltait de l’autre côté du vide, qui dansait, dansait et s’évanouissait chaque soir dans la pénombre étoilé de sa chambre, sa fenêtre entrouverte.



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03 novembre 2009

_anhaimos

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J’ai rêvé que j’était Hell.

Ennuis progressifs ponctués de sourires naïfs qui trompe le monde entier. On le refait ce monde derrière nos yeux fermés, perdus dans le noir qui tapisse nos paupières. Mais le jour est mort c’est la nuit en permanence et ça je ne m’y trompe pas. Je sais que je me perds dans mes utopies limpides qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Ce que je cache jusqu'à ce que les vomissements lettrés ressortent par mon orifice buccal. Je crache mes maux. Je suis un monstre à présent, la reine de vos songes orgasmiques dans laquelle vous jouissez jusqu’à en perdre haleine. C’est bon, mais c’est incomplet parce que ce ne sont que des rêves. Je ne me donnerais jamais à vous que sommairement, puisque mon corps et mon âme sont a mille mètre l’un de l’autre. Cherchez au fond de mes yeux, vous n’y trouverez rien. Mes pensées sont morte et mes larmes ont fondu. Je me fais statue de marbre réveillée de son long sommeil, imposante par sa grâce, sinistre par son mystère et si froide…

Le monde est à ma merci, on m’admire tellement. Tellement je suis insaisissable, insensible. L’héroïne d’un univers qui vous échappe. Puissante maîtresse de vos pensées qui vous ensorcelle jusqu’à ce que vous deveniez fous. Je rêve de votre soumission et de la détresse que je lis dans vos yeux. Ma maison est un palais et je me ris de vous voir  vous, pauvres humains, vous languir de ne pas être moi. Ce soir, je sors sur ma terrasse les yeux perdus dans le vide incommensurable, tout est merveille tout est aussi parfait que moi. Mes longues jambes a la peau si douce me donne une allure de déesse vivante qui marche vers ses esclaves perdus. Ils sont là tous les deux, vêtus de noir et de leur peau de porcelaine. On dirait deux automates n’attendant que mes ordres pour bouger. Ils sont ma garde royale, mes serviteurs amourachés de moi. Ils encadrent une jeune fille assise sur une de mes chaises de jardin blanche en fer forgé. Elle a l’air effrayée jusqu’à ce qu’elle croise mon regard. Là, elle semble apaisée, subjuguée par ma personne.

La Traviata retentit du tourne-disque posé sur la table blanche en fer forgé au milieu des rosiers blancs. Je jubile un instant de jouir de tant de beauté auditive. Puis je m’approche faisant doucement danser ma tête tout en ressentant la musique au plus profond de mon être, un sourire perdu sur mes lèvres rouge sang. Je caresse la joue dou
ce et froide d’un de mes sous-fifres, collant mon corps idyllique au sien, puis l’embrassant profondément. Il me rend mon baisé avec passion, comme si sa vie en dépendait. Puis je m’écarte de lui, tendrement m’approchant de l’autre qui observe la scène avec envie. À nouveau mes lèvres rouges s’unissent avec les siennes, noires. Et je sens qu’il exulte, qu’il est près à fondre en moi. Je mets fin à tout ça. C’était leur minute d’existence, l’unique, le moment fatidique où sous mes yeux et mes caresses, leur vie puérile prend un sens. Et quand je détourne les yeux, quand je ne leur porte plu d’importance, que mes mains ne joue plus au contact de leur beauté que j’ai façonné moi-même avec tendresse, ils ne sont plus que deux statues jumelle immobile pleine de fantasmes allégoriques.

C’est alors que toujours pleine de ma prestance habituelle, et ornée de mon sourire vide, je rejoins mon invitée égarée et transportée par on ne sait quelle pensée inutile propre à l’humain. La regardant dans les yeux, je joins mes lèvres aux siennes, sentant la chair chaude de son visage entre mes deux paumes. Elle est surprise et pleine de plaisirs impromptus. C’est alors que je la chevauche innocemment, une jambe de part et d’autre des siennes, elle n’ose pas bouger, terrorisée. Je la mord sans vergogne et fais coulé son sang le long de sa jugulaire. Elle extirpe un cri de jouissance inconnue qui sort du fond de ses tripes et qui vient se joindre au chant délicieux de la cantatrice. Je lui donne un bout de mon âme par mes caresses effrénées. Et rien qu’en plongeant mes yeux azur dans les siens, vitreux, je lui donne l’ordre de me transpercer. Elle s’exécute de ses petites mains fébriles et m’arrache une implosion enivrante. Je me retire d’elle, sa tête pend en arrière, elle baigne dans son sang figé dans une position d’orgasme éternel.

Violetta chante encore, doucereuse et je suis un monstre assoiffé de votre douleur. Je connais le monde et ses principes. J’en ai fait le tour maintes et maintes fois. Mais le temps va trop lentement quand on est immortel. Je ne me satisfais pas de tout ça, mais j’en suis dépendante. Je suis à la recherche de vitesse et de connaissances nouvelle. J’essaye de tout essayer mais plus rien ne m’est inconnu.  Alors je m’endort, une fois encore parce que le jour fais semblant de se lever, avec un air de Verdi dans la tête, pleine de souffrance et de douleurs acides. Parce que tout cela n’est qu’un rêve.



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29 octobre 2009

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Fantasmes éthérés enfermés dans la boîte aux hallucinations nocturnes. Sous un cliquetis infernal, elle chante à en rompre les étoiles. On dirait qu’elle danse comme elle resplendi de l’âme, quand elle met tout son cœur a la force de son corps. Elle est là, calme et splendide ses yeux éteints perdus dans une autre atmosphère. Plus personne ne la voie, plus personne ne la viole. Et de sa violence spectrale elle dévoile ses entrailles. Ritournelle méphistophélique aux engrenages étincelants, berceuse obscène de jouissances amères et robotiques ; elle observe leurs pensées vide de sens. Au milieux des engins en métal hurlant, grinçant leur sueur pluvial sur les tapis roulant, elle s’évanoui sous l’extase ubiquiste et se laisse aller a des rêves plus grands. Elle attend encore dans son univers automatique au milieu de cette orgie mécanique.

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09 octobre 2009

kkkk

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Cest l’orage qui s’incline devant la beauté du ciel, il gronde son admiration et l’encense par ses lumières et son eau bénite. Je suis juste en dessous et je ne peux qu’être moi aussi admirative de la procession qui s’exécute au-dessus de ma tête. Des hordes de nuages défilent à la suite des éclairs éthérés. Je ne suis rien que la spectatrice. J’aurais voulu être différente. Tout est sombre, des pavés sous mes pieds jusqu’au plafond céleste. Je ne sais plus qui je suis parmi toutes ses figures fantomatiques a l’encre de chine qui dansent à mon côté et hante ma mémoire ; palimpseste atrophié qui s’embrume et me fait défaut. Il s’étend ce chemin noir et désert et je n’en vois pas le bout. Je deviens l’amnésique perdu dans la vallée de la mort. Je suis seule, seule avec mes questions sans réponses. Finalement je ne me connais pas. Je ne connais même pas ma propre histoire si ce n’est son résumé qui n’est autre que ce chemin sans issues. Je n’en vois ni le bout ni la lumière. Je ne sais plus pourquoi je marche ni ou je vais. Les étoiles se mirent dans mes yeux vides, égarés quelque part derrière moi. Il y a du bruit dans ma tête et je voyage au milieu de ses afflictions auditives. C’est le bordel. Et il est là, lui, a me crier la vérité suprême. Celle que mon bruit interieur masque. Je tremble, je hurle je m’éteins lentement, consumant mon corps flétris de mes digressions  digestives. Et je prend sa main froide dans la mienne tout en tremblant toujours, laissant retranscrire ma terreur par ces convulsions inquiétantes et par mes yeux révulsés.  Je ne sait que dire et me tu à regret. J’ai  tant d’émotions et de haine à déverser, tant de temps gaspiller à rattraper. Je m’en veux de m’abandonner aussi facilement à lui et le détaille de long en large pour ne plus perdre de vue ne serait qu’un millimètre de son corps lorsque mes yeux inondés de larmes me le permettent. je ne sati plus où mettre mes lourdes interrogations, mon passé étiolé nage dans ma tête ainsi qu’un lourd paquebot sombrant au milieu de l’Atlantique. J’ai beau chercher les trésors cachés au fond de ma mémoire je ne remet que les détails inutiles de ma longue et plate vie. Pourtant je sais que dans les faits tout était différent. Je sais au fond de moi que je ne suis pas ce qu’on m’a toujours sommé d’être. Et j’espère être plus.  Au fond il n’est qu’un délire de plus dans mes intuitions désastreuse, il n’est que l’espoir furtif et latent d’un avenir utopique. Mais c’est tout ce que j’ai et je l’embrasse a plein poumon jusqu’à - s’il le faut – y laisser ma vie. 

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30 juillet 2009

sweet

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Aux commissures de tes lèvres, désir latent habilement éteints sous un sourire perdu. Tes blessures immolées s’égarent au sein de  l’affluence d’hémoglobine délicieuse. Au cœur de ton corps, souvenirs spoliant, dissimulés au fond de l’abysse frivole, plaisirs achevés, fantasme révolus. Des restes de toi, fantôme déchu, un liquide noir aux abords de tes veines. Parfois j’en crève, d’autre fois j’en pleur, et petit à petit j’en ris de peur. C’est ton bras qui saigne, le sang de mes veines, plaisirs vains que tu as proscrits. Je me défais de toi. J’ai la lame perdue au fond de ma gorge et je sens cette envie qui ronge mon échine. Comment mourir moins vite et vivre plus souvent ? Corps encore enlacés sous la lune lactescente, volant presque de leur évanescence. Ils s’abandonnent doucement aux jouissances extatiques, allégresse innocente pleine de sentiments. On s’en imbiberait presque d’émotions superficielles aux coins de nos paupières noircies. Mais tant que ça nous manque ce n’est plus qu’un vide. Au creux de mes reins des rêves refoulés, chimères entravées qui se meurt d’espoir. C’est mon cœur qui a mal et ma tête qui explose. Le sourire en dérive qui crie au fond du cœur. Celui qui ensorcelle mais qui crame a l’intérieur. J’en veux encore.



11 juillet 2009

lascive

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Regardant aux alentours, ne pouvant qu’observer, sinon admiré le spectacle s’offrant devant mes yeux, un pas devant l’autre, je marchais. Il y’avais des millénaires que tout ne m’avais pas sembler aussi limpide. Ou que je n’avais pas pris le temps de regarder. Je ne sais pas. Je marchais au milieux de la foule, et j’était le seul a prêté attention a mes condisciples. Mon existence leur était égale. A moi aussi. Me voyaient-ils seulement marcher à leur côté ? Chacun, perdus dans des pensées, des idées, des rêves… Sans savoir que déambulait au milieu d’eux la caisse de résonance de leurs entendements. Tout me parvenait. De leurs désirs à leur crainte, de leurs souvenirs à leurs  aliénations, la moindre étincelle créative, la moindre idée suicidaire… Tout était clair à présent. Et moi je marchais, volant presque, passant à travers les corps des citadins impérieux. Je n’existais plus que dans leurs têtes, au plus profond de leur inconscient. Je n’étais que le souffle d’un être se mêlant au vent slalomant entre les corps. Nageant dans un flot de bavardages inutiles. Et puis je te vis.  Ce n’est pas comme si je ne te connaissais pas. Comme si je ne t’avais jamais rencontré avant ce jour-là.  Mon ange des ténèbre, errant au plus profond de mes chimères les plus extatiques. Non. Mais ce jour là tout avait changer. Je te voyais clairement et ton image resplendissait. Et à ton contact je n’entendait rien. Rien qu’une boîte à musique, berceuse aux souvenirs spoliant, Promesse du rêve éternel à tes côtés. J’aurais pu m’approcher de toi, enfoncé mes ongles dans ton dos glacé, et enlacer ta langue avec la mienne. Oui j’aurais pu faire ça, mais je ne l’est pas fait. La suite des événements ne me la pas permis. Quand bien même, je ne sais pas si je l’aurais fait. Tu étais là. Marchant nonchalamment, les yeux dans le vague. Fixant un point indéfinissable tout en te déplaçant dans la masse de ta démarche passive et incroyable. Si gracieusement que s’en fut insoutenable. Tu avais la peau translucide et tes veines étaient anormalement apparentes. Autrefois, j’aurais pu être effrayer par tant de beauté mais plus rien ne m’affectait à présent. Chaque détail de toi était intolérable de perfection. Rien que l’épaisseur anormal et la courbure de tes cils, tes iris pourpre coiffé des quelque mèches de cheveux noir tombant sur ton front. Je ne pouvait plus détaché mon regard de ton visage et je m’en imprégnait du mieux que je pouvait. Et inconsciemment, ébloui par tant de beauté étincelante je m’arrêtait sur place de béatitude. Les passants avaient beau me regarder étrangement, me faisant sentir rien que par onde olfactive que je les gênait, je ne voyait que toi. Et eux aussi te regardait passé, troublés par le charme hors norme qui émanait de toi ; Occupée a marché dans l’abîme de tes pensées, comme lascivement plongé dans ta berceuse intérieure… Fragile, comme une poupée en porcelaine dansant tristement dans un monde mélancolique qu’elle ne comprend pas. Tu avançais doucement, jusqu’à ce que tu sois enseveli par la foule. Je me mis a courir, courir vers toi. Vers l’incarnation de toute l’étrangeté du monde. La beauté a l’état pure. Le mystère qui émanait de toi m’avais rendu fou. Je voulais t’avoir pour moi, toujours… Te protéger de toute la laideur du monde pour qu’elle ne t’atteigne jamais. C ‘est dans une ruelle sombre que je t’es retrouver… Adossée contre le mur tu attendait. Tu attendait le jour, la nuit ou bien le déluge, je ne sait pas. Tu étais là… Et à sentir ton odeur m’enivré, m’anéantir, mon cœur brûlé s’est transformé en cendres. C’est alors que je me suis approché de toi, et qu’en un instant une bête sauvage a pris possession de mon corps ; un aliéné primitif empreint a un amour malséant. Je ne sais plus comment les événements ce sont enchaîné. Je sais seulement que ma félicité euphorique s’est rapidement transformé en effrois accablé. Ton corps gisait a présent dans mes bras. Du sang ruisselait de ton cou, ta jugulaire répandant son doux liquide sur ta peau blafarde…



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07 juillet 2009

acride


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Grondement sauvage de ce qu’on ne maîtrise pas. Est-ce ma tête qui éclate ou bien le ciel qui hurle ? Il pleur déjà son ennui  habituel. Son ennui fade et acide violemment déversé sur l’étendu grisâtre de la ville. Le gris incommensurable du monde qui s’étale a notre insu. Il n’y à personne dehors. Je suis seule et je marche sous l’apocalypse. J’ai perdu la notion du temps à me torturer ainsi, j’ai les jambes qui vacillent, j’ai mal. Tout est en  train de mourir, de devenir fade et moi, je me noie dans une pluie acerbe d’interrogations. J’me sentirais pourtant bien à m’faire  du mal, si seulement je n’avais pas si peur. Avons nous donc un semblant d’étincelle dans les yeux à se voir mourir là, se voir tout court. Je te fuis du plus profond de mes insomnies et te suis dès que je m’évanouis. Et pourtant tu vois, il est trois heures du matin et je marche dans ta rue. J’en ai desservi des mots, aux lascives sonorités…  Et vois à présent les maux qui te sont destinés. Je m’accroche à une vie révolue, que j’ai vécu Il y à longtemps, dans laquelle tu jouait un rôle mineur. On ma assassiné tu vois, y à longtemps de ça et j’sais pas si j’veux vivre ma métempsychose a tes côté. J’ai la tête qui tourne tellement je fais d’efforts. Mes jambes vont s’écrouler sous le poids de mes doutes et y à mon ventre qui gronde en chœur avec le ciel…. J’me sent pleine de remords, d’excuses à l’inconnu. Je suis confuse de choses inexpliquées. Je sens plus mon corps enroulé d’angoisses qui s’agite a un pas diligent. Je sombre dans l’inconscience, je tombe de malaise et c’est l’extase. Tu vois ça fait quand même du bien de courir vers toi quelquefois. De se retrouver étendue et trempée sur l’asphalte gris imbibé d’intempéries éploré, juste devant chez toi. 



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29 juin 2009

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Te voilà à nouveau. Te voilà, toi, vêtu de l’empire imperméable que tu t’es créé ; cette demeure impénétrable qui perdure autour de toi. Elle m’aurait follement impressionnée si seulement je ne me savais pas dix fois plus acerbe. Si seulement mon cœur n’avait pas agi au détriment de ma matière grise. Ainsi, pris de panique mécanique de pompe sanguine étiolée, il s’est promis a lui-même de devenir néant. Seuls mon corps et mon esprit savent combien un stalactite enfoncé dans la poitrine rend invalide. Je plane. Après des semaines et des semaines a courir après les larmes, il pleut enfin sous mes yeux. Il gèle plutôt. Ce sont les flots musicaux qui m’ont desservi ces intempéries lacrymales et je m’en délecte jusqu’à m’assoupir lascivement. Je me retrouve changée par cet élan sentimental. J’éprouve à présent de la félicité et de la suspicion à étudier ta froideur. Ton indifférence refoulée s’étale maladroitement devant moi comme un tapis de glace s’étalerait devant une reine congelée. Je te prêterais aimablement mon diadème gelé pour que tu viennes mettre de l’ordre dans mes idées… Et dans ces sentiments nouveaux qui font surface. Ce n’est rien. Rien que des ressentis juvéniles auxquels je croyais avoir échappé. Des semblants de détresse extatiques ; Des angoisses doucereuses… Ce n’est rien que j’ai pu connaître auparavant. Et pour oublier je plane. Je m’évanouis en gouttelettes musicales, larmes mélodieuses, clé de sol et de fa virevoltant jusqu’à épouser le verrou de mon corps. Rien n’est plus beau qu’une nuit d’été gelée à virevolter et laisser aller son corps a la danse lactescente d’une reine glacée.   



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14 juin 2009

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Connaissez vous la solitude ? Cet pourriture de sensation qui vous crame les entrailles à coups de déceptions amer et strangulation nocturne. Cette affreuse bête arachnéenne qui, avec ses longues pattes velues vous encoconne de sa monstrueuse et étouffante prison de soie. Ce cri suraigu de femme débordant de haine et de souffrance infinies. Ce cri, je l’ai fait taire. Je vis dans le monde illusoire que je me suis créé. Et c’est ainsi que je peux dire, que je ne vis plus seule.

Il paraît que lorsqu’une étoile naît, c’est une âme qui est montée au ciel. Si une étoile brille en chacun de nous, je crois que la mienne s’est éteinte.

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          Blanc. Tout est blanc. Le ciel, le sol et même mon reflet dans le miroir. Mon spectre effroyable au regard déchirant. Et moi même, Empreinte au silence glacial de mon réduit délabré, qui sent revenir ma démente séquestrée, l’aliénée. Je fait taire ses avances en respirant mon empire de poudre blanche. Et, passivement, comme avec la modestie d’une acclimatée, je deviens la reine d’un monde aux saveurs affriolantes, ou la haine est interdite et où le ciel n’en peu plus d’amour pour ses astres. Je délire grave.

Entre fabulations et crise d’ironie illogique, je me retrouvait sans savoir comment dans une impasse, assise par terre sur le béton froid, entourée de gens dont les visages m’était à peine familiers. Les pupilles dilatées, confabulant sur des idées incompréhensibles et des hallucinations individuelles, ils s’exclamaient fort et riaient à en perdre le souffle. Quelques corps gisaient indécemment à nos côtés, et je sentais s’introduire en moi un sentiment de détresse, d’amertume. Mon empire disparaissait peu a peu, il fallait reconstruire mon monument de rêve. Quelqu’un vînt alors à mon secours et m’attrapât par le bras pour me mettre debout. On me levât doucement, m’aidât a marché, soutenant aimablement mon corps ankylosé. Je titubait de façon disgracieuse. Et, les yeux dans le vague, je me laissait porter par une entité nouvelle qui me surélevât dans ses bras. Il me portait comme une princesse. Reine fragile d’un royaume meurtris. Une princesse vêtue de blanc, portée par son prince vers l’empire qu’il lui aurait construit. La félicité m’envahissait, mais perdant peu a peu ma précieuse contenance artificielle, je me contentait de détailler son visage et me perdre dans ses yeux. Il avait le teint si pale, les yeux si clairs. Il avait fait le tour de ses yeux au crayon noir, et ses cheveux blonds tombaient devant ceux ci. Blond, presque blanc. Et de ma main droite je m’amusais à les tordre entre mes doigts. Est ce un ange ? Mon ange gardien venu me ramené dans mon paradis artificiel? Il me semble lui avoir posé la question, au moment où il nous faisait entrer dans un appartement d’un immeuble mal famé. Il avait souris et pour unique réponse m’avait assise sur un canapé liquoreux. Tout redevenait clair. Trop clair. Trop blanc. Des corps s’animaient atour de moi, alors que mon sauveur s’absentaient quelques minutes. La lune brillait dehors, et l’odeur d’alcool régnait autour de moi. De la musique me parvenait à  un volume sonore trop important. Mais cela me plaisait. Mes oreilles se transformaient en caisson de baffles, je n’était plus qu’un objet dont ont fait usage à volonté. Lorsque mon aimable philanthrope s’assit près de moi, je m’était redressée sur mon assise, j’avais repris du réel et je lui suppliais de me le gommé. Il  s’approcha de moi, je sentais son haleine me balayer le visage, son parfum alléchant caresser mes narines. Il fît un nœud autour de mon bras avec un foulard blanc qu’il serat avec ses dents pour laisser libre cours a ses mains d’introduire en moi une aiguille chargée d’utopies liquides. Et sentant cette nouvelle sensation qui m’envahissait, je me concentrait sur le contact de la main de mon ange enserrant mon bras. « Ce sera gratuit pour cette fois » me susurrât-il au creux de l’oreille avec un sourire, d’une voie à la fois roque et magnifique.


Il me fait planer.

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